Compostage ou valorisation énergétique : comment valoriser les déchets verts ?

S’il est interdit de brûler ses déchets verts, ils peuvent parfaitement faire l’objet d’une valorisation. Que deviennent les déchets verts ? Quels sont les processus de valorisation pratiqués aujourd’hui ? Comment recycler ses déchets organiques ? SUEZ vous dévoile les coulisses de la valorisation des déchets verts.

Déchets verts : la collecte sélective et la valorisation des déchets

Le recyclage est une source incroyable d’énergie et de matières premières. C’est pourquoi, chez SUEZ, nous proposons au quotidien des solutions pour faciliter la collecte et la valorisation des déchets verts. En effet, les déchets verts (tonte de pelouse, feuilles mortes, élagage, etc.) représentent plus de 17 millions de m3 de déchets chaque année en France.

Pour les particuliers, nous proposons un service de collecte à domicile des déchets verts, même pour des volumes importants, avec des bennes de 15 m3. Pour les plus petits volumes, nous proposons également des Big Bag de 1m3, parfaits pour les travaux d’aménagement ou d’entretien des petits jardins.

Mais une fois la collecte des déchets verts effectuée, que se passe-t-il ? Nous assurons le transport des déchets organiques vers des filières spécialisées. Les déchets y seront triés à la main, pour ensuite être recyclés. Pour valoriser les déchets organiques, il existe aujourd’hui deux procédés : la valorisation matière, pour créer du compost, ou la valorisation énergétique, pour générer de l’énergie.

La valorisation matière des déchets verts pour créer du compost

On parle de valorisation matière des déchets verts pour désigner leur compostage. Le compostage est un traitement biologique aérobie contrôlé des déchets verts. Les déchets broyés sont soumis à une montée en température, qui va permettre d’hygiéniser et de stabiliser la matière organique par sa dégradation, puis par sa réorganisation. Ce procédé permet de produire un compost de qualité, utilisable comme amendement ou comme engrais organique.

Concrètement, à leur arrivée en filière spécialisée, les déchets verts font l’objet d’un tri pour extraire les éventuels résidus qui ne sont pas compostables. Ensuite, les déchets organiques sont broyés, puis stockés en air de fermentation. Pendant 3 à 6 mois, ces andains seront soumis à une montée en température, en contrôlant leur humidité et leur aération grâce à des manipulations régulières. Cette phase permet de dégrader la composition naturelle de la manière, pour encourager une réorganisation propice à la création de compost.

Suite à la phase de fermentation, le compost est placé en aire de maturation pendant 8 à 10 mois, pour le stabiliser. Si la fermentation a permis la réorganisation de la matière, il faut qu’elle conserve cette organisation dans le temps. A la fin des 10 mois de maturation, on va séparer le compost des résidus ligneux. Cette étape s’appelle le criblage.

Une fois le compost affiné, il est parfaitement utilisable, et vendu auprès d’agriculteurs, de particuliers ou de communes, pour amender les sols des espaces verts et améliorer leur fertilité. Les revenus de cette vente vont permettre d’assumer le coût de prise en charge des déchets verts, et de garantir une valorisation dans les meilleures conditions.

La valorisation énergétique des déchets organiques

La valorisation énergétique des déchets organiques ne permet pas de créer de la matière, mais de générer du chauffage ou de l’électricité en utilisant les déchets verts comme combustibles. Elle est réalisable sous deux procédés : la méthanisation ou l’incinération. Chez SUEZ, nous pratiquons l’incinération avec valorisation énergétique.

Les déchets verts, une fois triés, sont emmenés en Unité de Valorisation Energétique (UVE). Une fois sur place, les déchets organiques passent dans un four à grille, relié à une chaudière de récupération de chaleur. La chaleur, récupérée sous forme de vapeur sous pression va ensuite servir à alimenter les réseaux de chauffage avoisinant, ou va être introduite dans un turboalternateur qui va transformer cette chaleur en électricité.

Pour un processus de valorisation le plus respectueux possible de la nature, un réseau d’évacuation des mâchefers permet de produire de la matière première pour les secteurs de la sidérurgie ou de la technique routière. Les fumées provenant de la combustion subissent un lavage, puis passent par le filtre à poussière afin d’être rejetées sans risques par la cheminée de l’UVE. Un procédé de valorisation relativement propre, qui permet d’économiser considérablement nos ressources naturelles.